La contraception féminine – un choix (vraiment) éclairé ?

La pilule contraceptive est la méthode la plus utilisée dans les pays industrialisés. Le nombre estimé de femmes recourant aux contraceptifs oraux combinés (COC) dans la population mondiale est estimé à plus de 90 millions. L’efficacité, l’accessibilité, la facilité d’emploi de la pilule en assurent encore un grand avenir. La pilule contraceptive est prescrite systématiquement aux femmes qui cherchent un moyen de contraception. Évidemment, tout le monde sait qu’elle peut avoir des effets secondaires mais les autorités de santé le justifie de manière simple : le bénéfice de la pilule est largement supérieur aux risques encourus en la prenant (lol, non ?) Et pourtant 70% des femmes déclarent avoir subi les effets secondaires de la pilule. Dans un sondage réalisé par Sabrina Debusquat pour son livre polémique « J’arrête la pilule », 70% de 3600 femmes sous pilule ont déclaré avoir subi des effets secondaires négatifs.

Personnellement, on m’a prescrit la pilule très jeune pour les douleurs et parce que mes ovaires n’étaient pas « mûres » et je ne me suis pas posée plus de questions que ça. J’étais même fière et heureuse, je l’ai vécu un peu comme un rite de passage à l’âge adulte dont la première étape était d’avoir ses règles et la seconde de prendre la pilule comme toutes les femmes autour de moi.

Depuis j’ai grandi, j’ai vécu ma féminité, ma sexualité, les douleurs étaient toujours là, les conséquences diverses liés aux hormones bien là (prise de poids, baisse de libido, troubles de l’humeur, et j’en passe!) puis j’ai finalement appris à me poser des questions et à m’interroger sur ce que je donnais à mon organisme. Je me suis demandée à quoi ressemblerait mon corps sans la pilule, sans hormones de synthèses et comment il fonctionnerait sans. J’ai donc décidé de me réconcilier avec mon corps naturel.

Ça consiste en quoi me réconcilier avec mon corps ?

Me réconcilier avec mon corps m’a permit de vivre autrement mon cycle, souvent perçu comme une contrainte. En effet la pilule (et autres contraceptifs hormonaux) bloque (nt) le cycle féminin, qui est pourtant une richesse. Je suis donc passée à une méthode naturelle, la « symptothermie » (je rentrerais plus en détail dans un prochain article), une méthode basée sur l’observation des symptômes (sympto-) c’est à dire, de sa glaire cervicale, et de sa température (-termie). C’est une méthode simple (oui ça peut paraître compliqué et/ou contraignant mais on s’y habitue vite) mais surtout sans hormones et sûre si on la suit assidument.

Pour quelles raisons j’ai arrêté la pilule et tout autre contraception hormonale ?

  • On doit y penser tous les jours, c’est chiant, redondant et il y a de forts risques d’oublis ;

  • Le déséquilibre extraordinaire d’un risque qui pèse exclusivement sur la femme : la charge mentale contraceptive (pourtant nous sommes deux dans un couple ? Et oui c’est mon coté féministe…) ;

  • Les hormones contenues dans la pilule sont des hormones de synthèse et non des hormones naturelles (donc sérieusement pourquoi rajouter quelque chose dans son corps alors que nous avons tout ce qu’il faut naturellement ???) ;

  • La pilule est un médicament et comme pour n’importe quel médicament il y a des effets secondaires liés à sa prise (spotting, nausées, changements d’humeur, maux de tête, seins douloureux, prise de poids, acné, rétention d’eau, etc) ;
  • Absence de règles, c’est un sentiment bizarre j’avais l’impression de ne plus sentir mon corps de femme fonctionner ;

  • La pilule est un perturbateur endocrinien. Nous avons tendance à ne pense qu’aux pesticides lorsque l’on parle de perturbateurs endocriniens pourtant, certains médicaments comme la pilule répondent parfaitement à cette définition. L’Agence nationale de sécurité sanitaire définit les perturbateurs endocriniens comme “une substance naturelle ou chimique qui peut interférer avec le fonctionnement des glandes endocrines notamment en mimant les actions des hormones naturelles.” ;

  • La pilule agit comme une castration chimique. Au cours de ses recherches l’auteure Sabrina Debusquat a découvert que la pilule faisait baisser de 50% le taux de testostérone chez la femme alors que cette hormone est l’une des principales hormones du désir sexuel. Raison pour laquelle beaucoup de femmes disent avoir une libido en hausse en arrêtant la pilule (c’est pas parce qu’on est des femmes qu’on aime pas faire l’amour et c’est pas parce qu’on aime faire l’amour qu’on est des trainés, sérieusement…) ;
  • Les hormones de la pilule se retrouvent dans nos urines et polluent les eaux puisque les stations d’épuration ne parviennent pas à les éliminer totalement ;

  • Les hormones qui restent présentes dans les eaux sont à l’origine du problème de la féminisation des poissons (que vous mangez après, vous voyez la boucle chelou que ça forme) ;

  • Ces eaux sont aussi à l’origine de puberté précoce chez de nombreuses jeunes filles.

Après toutes ces énumérations vous avez toujours envie de prendre la pilule ?!

Est-ce que j’ai remarqué des changements ?

Cela fait maintenant un peu plus de 1 an et demi que j’ai arrêté toute contraception et j’étais curieuse de voir les changements s’opérer. Pour moi, ils se situent à trois niveaux.

Côté corps

  • Mes règles sont revenues et d’une certaine façon, on peut dire que j’ai découvert ce que c’était que d’avoir ses règles. J’ai adoré sentir mon corps se transformer au cours de mes cycles. Je le sens littéralement évoluer. J’ai aimé jusqu’aux douleurs de règles (mais bon 3 jours par mois en PLS in my bed mais au moins je sais pourquoi je souffre) et je me sens vivante de ce point de vue ;
  • Ma peau est devenue incroyable (bye bye l’acné et le gras de ma peau) ;
  • J’ai perdu du poids (partie un peu complexe, accrochez vous) parce que j’ai appris que j’étais atteinte du SOPK (=syndrome des ovaires polykystiques) qui est un dérèglement hormonale. Ce dérèglement hormonales crée une inflammation dans mon corps, je dois donc adopter une alimentation anti-inflammatoire c’est à dire des aliments à IG bas en réduisant au maximum les sucres rapides (adieu bonbons, chocolat, pâtes blanches et autres divinités pour les papilles….)

Côté moral

  • J’ai l’impression de renouer avec ma nature cyclique (et oui une femme est biologiquement cyclique, on en reparlera very soon)
  • J’ai aussi l’impression de tout ressentir plus fort en ce qui concerne mes émotions. Le bon comme le moins bon (la pilule à tendance à rendre linéaire, neutre, bon du coup c’est parfois dur à vivre pour mon entourage mais bon on s’adapte !).

Côté sexe

  • Le retour de ma libido (alléluia!!)

Si la pilule a libéré les femmes dans les années 70, il est à souhaiter que les accidents graves qui lui sont imputés aujourd’hui libèrent désormais, dans les consultations des gynécologues, des choix de contraception qui s’appuient sur l’entière capacité des femmes à décider de ce qui leur convient le mieux et qui associent davantage les hommes à cette réflexion. Dans son livre La brutalisation du corps féminin dans la médecine moderne, Marc Girard dénonce une « propagande » autour de la pilule, il déplore que les gynécologues se soient faits les relais des méthodes de marketing, pour lui, l’information apportée aux femmes, l’a toujours été « en dépit du bon sens, comme si elles étaient des Bécassine ». Il est pourtant nécessaire de rappeler que la meilleure contraception est celle que l’on choisit !

Si on croit que la pilule est un produit miraculeux et que l’on ne cherche pas à développer mieux, la contraception sans effets secondaires n’arrivera pas. En attendant, celles qui ne veulent pas d’hormones sont obligées de se débrouiller avec des alternatives. Quand elles ne supportent pas le DIU cuivre, elles se tournent vers les méthodes naturelles, faute de mieux. Déjà, laissons-les choisir. Librement. Et surtout de manière éclairée. Si elles décident d’arrêter la pilule, accompagnons-les sans les juger ni les culpabiliser comme c’est souvent le cas aujourd’hui.

Vous l’aurez compris je ne peux que vous donner des pistes et informations. C’est votre choix personnel. Nous sommes toutes différentes. Nous réagissons toutes différemment aux hormones. Gardez en tête que la pilule ce n’est pas systématique, vous n’êtes pas obligées (ce n’est pas parce que votre mère l’a prise pendant 40 ans, ou que vous êtes en couple ou parce que la société « dit que » que vous DEVEZ la prendre). Il existe d’autres méthodes que la pilule et autres contraceptifs hormonaux pour ne pas tomber enceinte. En plus notre corps est si bien construit, pourquoi le modifier ?

Site utile sur toutes les contraceptions qui existent (même si je prône le naturel, c’est un choix personnel et je ne peux rien vous imposer, renseignez-vous sur ce que vous mettez dans vos corps !!) :

https://www.choisirsacontraception.fr/

Si après cet article vous avez décidez d’arrêter la pilule voici les pages Instagram à suivre absolument :

@_mavieapres (qu’est ce que la vie après l’arrêt de la pilule ?)

@la.symptothermie.avec.eugenie (formatrice en symptothermie)

@kiffetoncycle (utiliser son cycle plutôt que le subir, oui oui c’est possible)

Livre qui fait polémique (mais c’est ce qu’on veut, se retrouver fasse à la réalité qui nous tombe dessus) :

J’arrête la pilule de Sabrina Debusquat, est une grande enquête sur les effets secondaires de la contraception orale.






Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :