La résilience

Je reviens (après une longue absence) avec un article qui me tient à cœur. J’ai aujourd’hui envie de vous parler de la notion de résilience (oui, oui cette notion dont tout le monde parle en ce moment) Parce que j’en parle beaucoup dans mon blog, mais qu’est- ce que la résilience ? Et surtout qu’est-ce-qu’elle signifie pour moi ?

Ce concept a été évoqué dans les années 1940 par des psychologues américains et a été popularisé par Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et psychanalyste français.

En physique, la résilience traduit l’aptitude d’un corps à résister aux chocs et à reprendre sa structure initiale. Adaptée à la psychologie, elle désigne la capacité d’un individu à surmonter les moments douloureux de l’existence et à se développer, en dépit de l’adversité.

Selon Cyrulnik, environ une personne sur deux subit un traumatisme au cours de son existence, qu’il s’agisse d’un inceste, d’un viol, de la perte précoce d’un être cher, d’une maladie grave ou d’une guerre. Un traumatisme peut ainsi être vécu de différentes manières. Ce qui importe, pour la résilience, c’est ce que la personne en fera.

Les résilientes ne sont pas des surpersonnes insensibles aux épreuves de la vie, elles apprennent seulement à vivre de la meilleure manière possible, sans se laisser couler définitivement. La résilience n’est pas un retour à l’état antérieur. Au contraire elle ne nie pas le passé, mais elle l’intègre dans un nouveau développement. En effet, la résilience n’efface rien, elle permet de supporter et de continuer.

Finalement la résilience c’est quoi pour moi ?

Déjà c’est une notion propre à chacun et chaque histoire. C’est une notion compliquée à aborder pour moi car je n’en vois pas le bout. Chaque jour j’espère voir la ligne d’arrivée et sortir triomphante. Que tout ça s’arrête. Ma colère. Ma souffrance. Ces conséquences. Je voudrais me dire que c’est enfin terminé, que je l’ai fait, que j’ai battu ma souffrance, que maintenant je vais pouvoir vivre, enfin. Oublier pourquoi pas.

Et finalement… au fil de mes rencontres, de mes discussions, j’ai compris qu’il n’y a pas de ligne d’arrivée à la résilience, c’est un chemin qu’on parcourt toute sa vie (et c’est ça qui compte). Toutes ces marches, ces paliers que je franchis, mes victoires. Parfois je tombe encore et alors ? Je ne suis pas tous les jours forte, motivée, combattante mais qu’est-ce que ça fait ? J’avance et sur mon chemin je réalise de belles choses, comme utiliser ma colère dans une cause utile et qui me tient à cœur, celle des violences sexuelles.

Alors c’est ça ma résilience à moi, c’est accepter, accepter mon histoire, accepter ma vulnérabilité, ma féminité, finalement c’est accepter qui je suis. Accepter que je sois humaine. Que j’ai des failles, des faiblesses. Et c’est ce qui fait ma richesse aujourd’hui.

Si vous êtes de Nantes je peux vous conseiller une professionnelle incroyable :
Manuela Braud du cabinet Résilience (que vous pouvez contacter juste ici : http://www.manuelabraud-resilience.fr/ma-formation.html)

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