Les mots / maux de la fondatrice

Je m’appelle Morgane Carel, c’est mon histoire personnelle qui m’a menĂ© lĂ  oĂą je suis aujourd’hui.

Moi-mĂŞme victime de violences sexuelles c’est durant mon propre parcours de (re)construction que j’ai repĂ©rĂ© plusieurs dysfonctionnements. Je recherchais un accompagnement global, gratuit et positif. Ce que je recherchais avant tout c’Ă©tait une intĂ©gration du corporel, et pourtant, on me proposait essentiellement un accompagnement psychologique pour une entrave physique faite Ă  mon corps. Et c’Ă©tait nĂ©gatif, tout le temps. J’avais l’impression d’avoir cette Ă©tiquette de victime collĂ©e au front qui ne me quittera jamais. C’Ă©tait redondant de raconter mon histoire encore et encore Ă  des professionnels que je venais juste de rencontrer. C’Ă©tait fatigant, Ă©puisant de chercher divers professionnels et diverses structures pour rĂ©pondre Ă  mes problĂ©matiques psychologiques, Ă©motionnelles et corporelles.

J’ai tout d’abord dĂ©cidĂ© de crĂ©er un blog et d’Ă©crire. Parce que la parole est libĂ©ratrice et rĂ©paratrice. Des mots pour des maux. J’ai dĂ©cidĂ© de donner un sens Ă  ce que j’ai vĂ©cu. Ce passĂ©, je ne peux pas le changer, mais j’ai rĂ©alisĂ© que je peux choisir ce que je veux en faire. Puis, il m’est venue une envie de changer les choses. D’aider. Aider les autres lĂ  oĂą (et quand) j’en aurais eu besoin. L’association LibertĂ© Maux est nĂ©e avec son programme d’accompagnement novateur.

Ce projet est un message d’espoir, j’ai choisi de parler, dĂ©voiler ce cĂ´tĂ© difficile de ma vie qui a fait de moi celle que je suis aujourd’hui. Ce n’est pas un chemin facile le chemin de l’amour de soi et de l’acceptation, il est souvent semĂ© d’embuches mais ce n’est pas non plus une course avec une arrivĂ©e triomphante. J’ai dĂ©cidĂ© de me choisir et de choisir ce chemin, peu importe le temps, peu importe les embuches. Je veux tĂ©moigner qu’il est possible de se (re)lever. Se (re)construire. (Re)naitre. (Re)vivre. Il est surtout possible d’être heureux et en paix avec soi-mĂŞme si on le dĂ©cide.

Pour ĂŞtre totalement transparente, mon chemin n’est pas terminĂ©. Je ne peux pas dire que je suis complètement guĂ©rie ou reconstruite mais j’y travaille jour après jour . Un pas après l’autre. Et j’y crois.

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